Journal Employés Cadres général, Temps de Travail - Dimanche - Nuit

En 2 jours, le gouvernement perd l’équilibre dans la contradiction de sa politique

Il aura fallu deux réunions successives, le 28 février et le 1er mars, qui ont suffi pour démontrer l’incohérence du message gouvernemental vis-à-vis du commerce et des répercussions sur l’emploi.

La première réunion était les « Assises pour la revitalisation économique et commerciale des centres-villes » et la deuxième était une « réunion plénière de l’Observatoire du commerce dans les zones touristiques internationales »… avec une représentante de l’Etat commune sur les deux, la secrétaire d’Etat au commerce. Elle était accompagnée par la Ministre du travail sur la deuxième.

L’axe de communication était la méthode CouÉ.

Pour FO Commerce, depuis toujours, nous faisons le lien entre la dérèglementation et la destruction du commerce de centre-ville. Nous ne sommes pas les seuls puisque des employeurs dénoncent aussi les causes à effets. Mais les antagonismes restent, puisque nous, nous défendons l’emploi et eux leur business à tout prix. Nous les rencontrons dans les branches régulièrement et la reconnaissance salariale n’est pas au rendez-vous depuis une dizaine d’années.

Lors des assises, le constat était clair, beaucoup d’énergies sont mobilisées pour aider le commerce de centre-ville à garder la tête hors de l’eau, pour éviter d’aller à la catastrophe comme dans la ville de Béziers. Mais, nous n’ignorons pas que le commerce de périphérie se développe à vitesse grand V avec l’appui de certaines communes, départements et/ou régions.

Dans les grandes propositions du gouvernement, un site internet… Pour FO, l’intervention a été claire et a dénoté dans le paysage de nombreux participants aux assises : commerçants, élus locaux, caisse des dépôts, DGE, etc… et un syndicaliste. Il faut « abroger les lois Macron et El Khomri » pour lutter contre la destruction du commerce de centre-ville. A la fin, de nombreux applaudissements ont dû mettre dans l’embarras ceux qui voulaient nier la situation.

Le lendemain, c’était au tour de la promotion des Zones Touristiques Internationales en présence de Myriam EL KHOMRI, Ministre du Travail et porteuse de la loi Travail, dont nous demandions l’abrogation la veille.

Là encore, la méthode CouÉ était au rendez-vous, avec des annonces de créations d’emplois en veux-tu en voilà. Par centaines, les ZTI ont créé des emplois.

On nous a vanté le dynamisme de la négociation… une vingtaine d’accords dont deux en branches. La réalité, il n’y a aucun accord de branche relevant du commerce non alimentaire et dans aucune entreprise du commerce portant la signature de FO COMMERCE. Le dynamisme est tout à fait anecdotique.

Ce fut l’occasion pour FO d’intervenir sur l’interrogation du bilan sur l’emploi, on ne peut pas craindre pour le commerce de proximité la veille et ignorer qu’il y a de fait des destructions d’emplois.

L’impact avait été demandé par FO lors d’une commission dans le cadre de cet observatoire. Pour calibrer les méthodes, nous avions rendez-vous lors d’une deuxième réunion qui n’a jamais vu le jour.

De ce fait, nous émettons des doutes sur l’objectivité de cette commission présidée par la Présidente de Vallée Village qui fait partie d’une ZTI.

La ministre aura rappelé qu’il ne doit pas y avoir de discrimination dans ces accords. Cela tombe bien, ils en sont bourrés. Différence de traitement entre ceux qui sont embauchés pour le samedi dimanche et qui ont rarement des compensations en temps. Les majorations et prises en charges des frais de gardes sont différentes si l’on est concerné par un travail exceptionnel le dimanche (les 12 dimanches du maire) et le travail permanent.

Pour l’anecdote, des accords prévoient en lieu et place d’une compensation financière, des chèques CESU (chèque emploi service universel) pour trouver une assistante maternelle le dimanche… la réalité, c’est que le travail du dimanche dans le commerce développe du travail illégal, puisqu’il y a très rarement des ASSMAT (assistantes maternelles) qui travaillent le dimanche. C’est plus des petits jobs en contrepartie d’un petit billet… la réalité est bien connue. Donc, même si nous ne soutenons pas le travail illégal, dans les faits, les chèques CESU ne sont pas la bonne réponse.

Oui, nous sommes opposés au travail dissimulé. Ce qui n’est pas le cas de toutes les enseignes du commerce quand elles font travailler des démonstrateurs au-delà des marques qu’ils représentent… Mais ça c’est une autre histoire, nous y reviendrons.

Pour FO, nous attendons une véritable étude courageuse pour faire le bilan sur la dérèglementation.

Nous connaissons déjà l’état de la quincaillerie dans la région parisienne face aux magasins du bricolage qui ouvraient illégalement le dimanche et qui ont bénéficié d’un décret pour ouvrir tous les dimanches, comme en son temps dans l’ameublement.

On a eu raison et nous avons raison de défendre nos positions, car nous nous développons dans ces deux secteurs où les salariés ont plus de recul.

 

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à lire aussi les communiqués de presse suivants :

  • Commerce : Revitaliser les centres villes après les avoirs dévitalisés

http://fecfocommerce.unblog.fr/2017/02/28/commerce-revitaliser-les-centres-villes-apres-les-avoir-devitalises/

  • Bricorama : les Salariés victimes de BOURRELIER et de la CFDT

http://fecfocommerce.unblog.fr/2017/03/06/bricorama-les-salaries-victimes-de-bourrelier-et-de-la-cfdt/

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A propos de syndicat FO commerce

Section du COMMERCE de la Fédération des Employés et Cadres Force Ouvrière. (Regroupement des syndicats du commerce non alimentaire). commerce@fecfo.fr

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