Journal Employés Cadres général

Le mercato du Commerce va laisser des traces sous les crampons du patronat

Le mercato du Commerce va laisser des traces sous les crampons du patronat

Saturn pas rond à la fnac

Le numéro de chaises musicales dans le commerce n’a pas fini de nous faire tourner la tête et d’en faire tomber.

Après le saucissonnage du groupe Pinault qui s’est transformé en groupe KERING, en se débarrassant de tout ce qui est distribution avec, entre autres, la revente de SURCOUF (enseigne qui avait été rachetée par la fnac) qui avait fini dans le panier des Mulliez ; maintenant, c’est au tour de la FNAC, celle qui a racheté DARTY, d’être rachetée par l’Allemand Ceconomy, l’une des deux filiales du groupe allemand Metro.

Pour mémoire, Métro était déjà présent sur le sol français avec la chaîne Saturn qui fait partie, avec Media Markt, du groupe Media-Saturn.

C’est en 2010 que le groupe Metro vend ses magasins Saturn au groupe HTM qui appartient aux Mulliez. Au fur et à mesure, l’enseigne Saturn disparait pour laisser place à l’enseigne Boulanger du groupe HTM qui détient aussi ELECTRO DEPOT.

Cette dernière opération avait permis de virer plus de la moitié des effectifs des salariés de SATURN. Entre la fermeture du siège et des magasins en doublons (malgré les promesses du Président de HTM), c’était couru d’avance. Nous n’avons pas affaire à des philanthropes. Opération finalisée en 2011… et en 2012, SURCOUF disparaissait.

Nous nous rappelons des relations sociales particulières avec les ressources humaines chez SATURN, au sein de son siège à Ris Orangis.

C’est, entre autres, cette expérience qui nous permet de tirer la sonnette d’alarme, dès qu’il y a un rachat dans le Commerce et que l’on assiste à la concentration d’une activité.

C’est ce que nous avons fait lors du rachat de DARTY par la FNAC ; opération dirigée par Alexandre Bompard qui vient de quitter la fnac pour prendre les rênes de Carrefour.

Nous commençons à voir pointer le bout de leur nez : la restructuration engagée pour le siège unique des deux enseignes FNAC et DARTY, et la fermeture d’un des trois sites de la FNAC logistique pour regrouper son activité avec celle de DARTY.

Comment les Allemands vont gérer les magasins qui se font face. Continueront-ils à payer 2 loyers ou regrouperont-ils les magasins comme le font toutes les enseignes qui opèrent des rachats ou des rapprochements ?

Seront-ils meilleurs que lors de leur aventure précédente qui s’était soldée par un énorme déficit. La note n’a été supportée que par les salariés qui ont perdu leur emploi.

Fiscalement, le groupe HTM a fait racheter BOULANGER par son acquisition déficitaire (SATURN) pour diminuer ses bénéfices et payer moins d’impôts.

Au final, ne resteront que BOULANGER et fnac/darty… si ça ce n’est pas de l’hyper concentration ?

En tout cas, suffisamment pour écraser la petite concurrence et en particulier les rares indépendants du secteur couvert par la convention collective du commerce de l’Audiovisuel et de l’Electroménager.

Pour information, le / d’Italie 2 ferme (comme celui de Beaugrenelle) au bénéfice de / qui ouvre à sa place. Pour la petite histoire, Italie 2 fait partie des ZTI parisiennes. Tous ceux qui connaissent bien le quartier vous diront que ça n’est pas une zone touristique et encore moins avec des touristes étrangers. Par contre, pour les créations d’emplois promises grâce à l’ouverture des dimanches, ils repasseront… les magasins ferment. Pourtant l’ex patron de la FNAC était à l’origine de ces demandes, auprès de son copain ex ministre de l’économie. Comme quoi les erreurs rapportent, l’un finit patron de CARREFOUR et l’autre Président de la République.

La convention collective du commerce de l’Audiovisuel et de l’Electroménager devrait disparaître, après avoir fusionné avec celle du négoce de l’ameublement qui est dominée par IKEA, BUT et Conforama (ex PINAULT), mais aussi, Alinéa du groupe MULLIEZ. Toutes ces enseignes vendent aussi de l’électroménager.

Sauf, peut-être, CONFORAMA qui rejoint la ligue 1 qui est rebaptisée « ligue 1 CONFORAMA ». Coût de l’opération, 21 millions d’euros… Peut-être que les salariés seront payés comme des footballeurs ? Ils attendent une réponse avant qu’ils en « NEYMAR ». Quoique les nombreuses grèves, et encore cet été, prouvent la détermination des salariés.

On vous l’avait dit, au final, SATURN la tête.

FO COMMERCE JEC 102

 

Le PDG de BRICORAMA passe du bricolage au saucissonnage

Comme indiqué dans la presse et notre communiqué « BOURRELIER se débarrasse de BRICORAMA au bénéfice d’INTERMARCHE »…

Cet étalage médiatique, où aime se répandre l’homme à la chemise jaune, aura permis aux salariés d’être informés, bien avant les instances du personnel. Manifestement, il continue à les mépriser. Quoi de plus normal quand toutes les organisations syndicales accompagnaient des salariés triés sur le volet pour manifester contre FO qui défendait seul le droit collectif du repos dominical ? Malheureusement, ces organisations sont à la manœuvre pour la nomination d’un expert et d’un avocat, expertise demandée par notre section FO.

L’incidence majeure de cette vente est le saucissonnage du réseau BRICORAMA qui est, pour la quasi-totalité en intégré, contrairement aux Mousquetaires qui sont organisés en franchise.

Les conséquences, on les connaît d’avance :

  • La disparition des instances CCE et CE, voire CHSCT sauf pour les magasins de plus de 50 salariés, c’est-à-dire l’affaiblissement de la représentation salariale. Pour la plupart, il n’y aura que des DP avec la possibilité d’avoir un DS (élu titulaire). La proximité pour la négociation n’est pas toujours des plus faciles quand on est face au patron d’une franchise sous pression de l’enseigne commerciale.
  • Des fermetures de magasins. Certaines se feront à la demande de l’autorité de la concurrence, d’autres seront organisées par le repreneur s’il le souhaite.

La recette est éprouvée, puisque les salariés de SATURN, DARTY, FNAC, etc. l’ont déjà subi. Au bout, le chômage pour certains. Les meilleures négociations se feront maintenant en facilitant le départ des salariés proches de la retraite. Après, quel interlocuteur auront-ils pour négocier ?

Que l’on n’ait pas d’inquiétude pour le millionnaire Jean-Claude BOURRELIER, ils lui laisseront sa chemise jaune et surtout les loyers des magasins, puisqu’il garde les murs (et peut-être la société au Luxembourg ?).

 

Pour faire face à cette déferlante de mauvaises nouvelles, il faut organiser le rapport de forces dans les enseignes du Commerce, mais aussi à l’extérieur pour lutter contre ceux qui veulent piétiner nos droits et suppriment nos moyens d’existence à coups de crampons.

A quelques jours de notre Congrès, nous aurons l’occasion d’affuter nos résolutions pour nous préparer à une période de reconquête.

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

A propos de syndicat FO commerce

Section du COMMERCE de la Fédération des Employés et Cadres Force Ouvrière. (Regroupement des syndicats du commerce non alimentaire). commerce@fecfo.fr

ENSEMBLE POUR SAINT-CLAUDE |
interlignes |
PRS Isère |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Nous n'irons plus voter
| Ségolène Présidente
| Schivardi médias 2007