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FO, le syndicat de la feuille de paie

La FEC FO Section Commerce & VRP a demandé à l’ensemble des fédérations patronales l’ouverture des négociations salariales dans la branche pour l’année 2018.

Il est urgent de donner les moyens aux salariés du Commerce de pouvoir consommer, trop d’entre eux ne pouvant faire face, actuellement, aux dépenses les plus courantes.

Dans le Commerce, où les temps partiels sont légion, où ces emplois sont majoritairement tenus par des femmes, souvent en situation familiale monoparentale, l’augmentation minima­liste du SMIC en 2018 n’apporte pas de réponse à l’attente des salariés et ne permettra pas aux bénéficiaires d’avoir des pers­pectives d’avenir. C’est pour cela que nous formulons nos re­vendications sur la base suivante :

  • le premier niveau de la grille de salaire à 1 780 € (soit 80 % du salaire médian en France),
  • une prime de transport de 400 € par an (en plus des dispo­sitifs actuels),
  • un treizième mois pour tous, une prime d’ancienneté pour tous, calculée de la manière suivante :l’intégration dans le salaire de base de toutes les parties dites « variables »,
    • 1 % du salaire brut pour 1 an d’ancienneté,
    • 1% de plus par année d’ancienneté supplémentaire,
  • le premier niveau des salaires des cadres au moins au niveau du plafond de la Sécurité sociale (3 311 € pour 2018).

Toutes ces revendications ont fait l’objet de recherches, de réflexions et d’écoute dont voici quelques exemples :

  1. Le premier niveau de la grille de salaire à 1 780 € : nous nous basons sur le rapport de l’ONPES de 2014-2015. L’Obser­vatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale a été créé par la loi d’orientation n°98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions (article 153). Cette création ré­pondait à une demande des associations œuvrant dans le champ de la lutte contre les exclusions. Il est composé de 27 membres répartis en 3 collèges, nommés par décret et présidé par une personnalité qualifiée. L’arrêté, publié par le Journal Officiel du 20 mars 2014, porte nomination des membres du collège des personnalités qualifiées, du collège des universitaires et chercheurs au conseil de l’ONPES. L’ONPES est donc composé de personnes qualifiées et sérieuses qui n’ont pas de liens particuliers avec des syndicalistes. Ils ont travaillé pour déterminer les ressources suffisantes, non seulement pour faire face aux nécessités de la vie quotidienne (se loger, se nourrir, avoir accès à la santé…), mais aussi pour avoir la possibilité de participer à la vie sociale. Résultat : le revenu doit se situer entre 1 424 € et 1 571 € nets par mois pour une personne seule. Demander le premier niveau de la grille de salaire à 1 780 € brut n’a rien de fantaisiste.
  2. Une prime de transport de 400 € par an : si la prise en charge des frais de transport en commun à hauteur de 50 % est obligatoire, elle n’est que facultative pour ceux qui utilisent leur véhicule. En revanche, la loi prévoit que cette prime soit exonérée de cotisations salariales et patronales dans la limite de 200 euros par an et par salarié. Les salariés de régions non desservies par les transports en commun sont donc lésés par rapport aux autres. Tout comme ceux qui subissent de grandes amplitudes horaires, travail le dimanche et jours fériés.
  3. Un treizième mois pour tous : le treizième mois est un élé-ment de rémunération. Certaines conventions collectives le prévoient. Pas suffisamment dans le Commerce !
  4. Une prime d’ancienneté pour tous, calculée de la manière suivante :
  • 1 % du salaire brut pour 1 an d’ancienneté,
  • 1 % de plus par année d’ancienneté supplémentaire.

Les primes d’ancienneté ont été créées en 1936 par les em-ployeurs dans le but de fidéliser les salariés en période de pé-nurie. Aujourd’hui, décriées par le patronat, elles permettent pourtant de gratifier le salarié qui acquiert des connaissances liées à son expérience et son ancienneté. Elles apportent des perspectives d’évolutions salariales sûres.

A l’heure où le gouvernement fait croire qu’il améliore le pou¬voir d’achat avec son tour de passe-passe augmentant la CSG et abaissant le salaire différé, les salariés du Commerce ne sont pas naïfs.

Force Ouvrière, syndicat de la feuille de paie ? Nous por-tons incontestablement ce rôle en toute circonstance et dans tous les secteurs : Commerce compris.

 

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A propos de syndicat FO commerce

Section du COMMERCE de la Fédération des Employés et Cadres Force Ouvrière. (Regroupement des syndicats du commerce non alimentaire). commerce@fecfo.fr

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