SALAIRES

SALAIRES

La Conférence Nationale Professionnelle rappelle que seules la hausse significative des salaires réels et la revalorisation des grilles de salaires peuvent garantir l’augmentation du pouvoir d’achat et la relance de la consommation. C’est ainsi que le leurre en matière de politique de baisse de prix, de déblocage anticipé de la participation pour améliorer le pouvoir d’achat, ne répond en rien aux besoins des travailleurs et a pour conséquence grave d’impacter les politiques de salaires.

La Conférence Nationale Professionnelle condamne la loi du 14 juin 2013 qui permet, sous couvert de crise, de baisser les salaires des salariés pour répondre au principe de compétitivité dont seuls les salariés auront à pâtir.

La Conférence Nationale Professionnelle condamne le cadeau fait au MEDEF des 50 milliards de baisse des dépenses publiques et sociales et DENONCE l’arnaque du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) dont
les 20 milliards d’euros représentent une dilapidation d’argent public au profit des actionnaires et des entreprises.

La Conférence Nationale Professionnelle condamne :

  • le plan de rigueur subi depuis plus de 30 ans,
  • la désindexation des salaires sur les prix qui a accentué la pauvreté,
  • tous les dispositifs d’allègements de cotisations qui plus est sur les bas salaires qui n’encouragent pas les employeurs à augmenter les salaires,
  • les systèmes de primes et de gratifications (ex : repas, cadeaux, ..),
  • la mise en place d’objectifs,
  • le non-respect par les employeurs du principe « travail égal/salaire égal »,
  • la non-application des grilles conventionnelles de classifications,
  • l’application des classifications à critères classant,
  • l’utilisation des entretiens individuels d’évaluation comme outil d’augmentation,
  • les augmentations individuelles et la volonté du patronat de mettre dans les négociations annuelles obligatoires, le PERCO, le Compte Épargne Temps, l’Intéressement et autres plans d’Épargne contribuant à remplacer le Collectif par de l’Individuel,
  • les heures supplémentaires qui empêchent les embauches et ne favorisent pas l’emploi,
  • toutes les primes à la pénibilité, jours fériés, dimanches, horaires tardifs, qui gonflent artificiellement les salaires,
    • les changements de qualification et de statut rendus possibles par la loi du 14 juin 2013.

Pour la Conférence Nationale Professionnelle, l’augmentation des salaires, des pensions et des retraites est une nécessité et une vertu économique et sociale. Par conséquent, la Conférence Nationale Professionnelle affirme qu’une politique de relance de la consommation est plus que jamais nécessaire et revendique :

  • des augmentations générales sur les salaires réels, seul moyen efficace de garantir le pouvoir d’achat des salariés et de relancer l’économie,
  • l’indexation des salaires sur l’augmentation des prix,
  • d’amener rapidement le SMIC à 80% du salaire médian,
  • un premier niveau des minima à 80% du salaire médian,
  • des grilles de salaires avec des coefficients hiérarchisés et une valeur de point constante, avec ouverture de grille à 3,5 (le dernier niveau est égal à 3,5 fois le 1er) sur la base des revendications de la CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL-Force Ouvrière,
  • l’intégration dans les salaires de base de toutes les parties dites variables (primes de rendement à l’objectif…),
  • une reconnaissance de l’ancienneté via les conventions collectives,
  • le 1er niveau des salaires des cadres au moins au niveau du plafond de la Sécurité Sociale,
    • une prime de transport obligatoire pour l’ensemble des travailleurs quel que soit leur mode de transport.

La Conférence Nationale Professionnelle demande à tous les militants de ne pas conclure d’accords comprenant des dispositions issues de la loi du 14 juin 2013.

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