SANTE AU TRAVAIL, HYGIENE ET SECURITE et PROTECTION SOCIALE COLLECTIVE

La Conférence Nationale Professionnelle CONDAMNE la dégradation des conditions de travail de l’ensemble des travailleurs qui a abouti, dans les cas les plus graves, à des suicides.

La Conférence Nationale Professionnelle RAPPELLE que le travail ne doit pas avoir d’impact sur la santé et que seul l’employeur est responsable de la santé physique et morale des salariés. Il doit adapter le travail à l’Homme et non l’inverse.

La Conférence Nationale Professionnelle CONDAMNE les licenciements dont sont victimes de nombreux salariés, reconnus inaptes au travail pour raisons de santé, sans même que les employeurs aient seulement tenté de les reclasser et alors que très souvent l’inaptitude est liée au poste tenu.

L’allongement de la périodicité des visites médicales du travail de un à deux ans (et en prévision à 4 ans) prive la plupart des travailleurs d’une surveillance nécessaire.

La Conférence Nationale Professionnelle CONSTATE et CONDAMNE le recours de plus en plus fréquent à des cabinets privés pour contrôler et remettre en cause les arrêts maladie d’une part, et leur substitution aux contrôleurs de la sécurité sociale d’autre part.

De la même manière, la Conférence Nationale Professionnelle CONDAMNE la remise en cause par les employeurs des avis de la médecine du travail et invite l’ensemble des Instances Représentatives du Personnel (IRP) à se rapprocher de la médecine du travail pour alimenter les dossiers qui relèvent de sa compétence.

La Conférence Nationale Professionnelle CONDAMNE les accords sur les risques psychosociaux, qui trop souvent mettent en place des commissions de suivi et qui tentent de diminuer le rôle primordial du Comité d’Hygiène de Sécurité des Conditions de Travail (CHSCT).

La Conférence Nationale Professionnelle REVENDIQUE :

  • l’augmentation du nombre des médecins du travail pour le retour à la visite annuelle obligatoire pour tous et la formation annuelle des médecins du travail nécessaires au suivi de la santé des salariés.
  • une visite semestrielle pour tous les travailleurs subissant ou ayant subi des facteurs de pénibilité.

La Conférence Nationale Professionnelle EXIGE que les employeurs, après avoir réuni le CHSCT, mettent tous les moyens en œuvre (formation professionnelle, aménagement des postes de travail…), afin d’organiser les reclassements dans les meilleures conditions de travail.

La Conférence Nationale Professionnelle REVENDIQUE le retour de la gestion paritaire de la sécurité sociale.

Prévoyance :

La Conférence Nationale Professionnelle REVENDIQUE la mise en place d’accords de prévoyance dans toutes les branches du commerce, le contrôle de ceux existants, et la communication de ce droit à tous les salariés, dans l’attente du transfert des risques couverts par la prévoyance, par la sécurité sociale.

Mutuelle santé :

La Conférence Nationale Professionnelle APPELLE ses militants, dans le cadre de la mise en place d’accords collectifs, à s’adresser à de réelles mutuelles, gérées paritairement, à but non lucratif et non à des assurances privées et/ou liées à des fonds de pension.

De la même manière, elle appelle ses militants à négocier le taux de prise en charge maximal des cotisations par les employeurs qui bénéficient, pour la plupart d’exonérations de cotisations sociales qui est une des causes de l’augmentation des mutuelles (déremboursement de trop nombreux médicaments, forfait hospitalier …), dans l’attente de la prise en charge totale des risques couverts par la mutuelle, par la sécurité sociale.

Retraites :

La Conférence Nationale Professionnelle CONDAMNE :

  • les réformes des retraites qui conduisent à l’allongement de la durée du travail en repoussant la limite d’âge au-delà de 60 ans,
  • l’hypocrisie du patronat qui consiste à se « débarrasser  » des séniors avant l’âge légal de la retraite.

La Conférence Nationale Professionnelle  REVENDIQUE :  

  • le retour à  37,5 annuités et la prise en compte des 10 meilleures années de cotisations avec un âge de départ à 60 ans et une retraite  à taux plein,
  • l’augmentation du pouvoir d’achat des retraités, allocations et minima sociaux,
  • que les employeurs ayant recours au temps partiel cotisent, pour que les travailleurs concernés bénéficient d’une retraite à taux plein ; la loi en prévoyant la possibilité à ce jour,
  • le maintien intégral de la pension de réversion,
  • des retraites ne pouvant êtres inférieures au SMIC.

A ce titre, elle REAFFIRME son attachement à ce combat qui nous aura mobilisés de nombreuses semaines et cela sur plusieurs années. La défense de nos retraites reste une lutte majeure pour les travailleurs.

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